Prado Des Archives d'histoires vécues

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Le destin d'enfants pas gâtés

A cette époque le Prado était une institution religieuse qui recueillait des enfants, dont les parents étaient en difficultés familiales et financières et non  une administration judiciaire. Le séjour dans cet établissement durait 6 mois mais bon nombre de ceux-ci, à leur sorti, se sont retrouvés seuls ou placés chez des paysans et beaucoup d'entre eux ont  fini dans ces bagnes pour enfants. (voir photos ci-dessous

Sur cette photo le père Dunand, novice à cette époque, ordonné prête par la suite, fut muté en Afrique, au Congo où il mourut assassiné par des fanatiques dans ce pays.

Mon copain Binzal dont la mère fut pour moi une seconde famille, elle me traita comme son propre fils. Madame Binzal, une espagnole d'une quarantaine d'années dont le mari, un espagnol de gauche fut assassiné à la guerre d'Espagne en 1937 par Franco. La famille Binzal, à qui je dois une reconnaissance inoubliable, restera gravé dans mon cœur éternellement. J'ai vécu des jours heureux dans cette famille espagnole de 1937 à début avril 1940. Nous avons été séparé à la sortie du Prado en avril 1940, pour aller garder les vaches chez les paysans. Depuis j'ai perdu tout contacte avec cette famille, malgré mes recherches.  A mon grand regret.

Jules chez les paysans 1940

            Jules 1937                                                           Jules 1934

Lire les documents ci-dessous

Ces bagnards en culotte courtes

                A cette époque pas besoin d'avoir commis de délits pour se trouver pris dans les mailles de la justice français. Un simple vagabondage dont la famille ne venait pas vous réclamer, vous conduisait directement dans les geôles de l'état.

                Quelques un de ces enfants (photos ci-dessus) ont fini dans ces 3 bagnes pour enfants de : Belle-Île - Aniane - Méray

                     Ces établissements qui ont fonctionnés jusqu'en 1945, la justice française les appelait colonie pénitentiaire pour enfants et les enfants prenaient le titre de : '' colon ''. comme les adultes de Cayenne.

Document de la chaîne télévision ''Odyssée''

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Reportage de la chaîne de télévision "Histoire"

Ces bagnes d'enfants ont fonctionnés en France de 1840 à 1945.

A cette époque, non besoin de commettre une infraction pour ce trouver dans ces lieux, un simple vagabondage, dont les parents ne s'occupaient plus de leurs enfants, vous conduisait dans un de ces pénitenciers.

Quant-à-moi, j'ai été arrêté à l'âge de 14 ans et présenté au tribunal le 10 octobre 1942. comme aucun de mes parents ne se sont jamais présentés à l'audience, j'ai été condamné jusqu'à ma majorité, c'est dire à cette époque : '' 21 ans ''.

Bénéficiant d'une circonstance exceptionnelle, je m'en suis évadé le 20 septembre 1943, pour rentrer dan la résistance. 

La suite, non encore publiée, sera dans un livre  Le destin d'enfants pas gâtés.   

A ce jour, ces bagnes d'enfants, n'existent plus.

Voir photos ci-dessous : le

  Bagne d'Aniane

Photos prises par l'administration pénitentiaire de l'époque, pour justifié à l'opinons public, notre réinsertion.

Ces documents retrouvés par la chaine de télévision ''HISTOIRE'' et programmés sur cette chaine en 2005

Les bagnes d'enfants

de 1840 à 1945

 

Les cages à poules ou dormaient les enfants

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Quartier disciplinaire: tous colons entrants étaient enfermés pendant un temps indéterminé.

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Commentaire sur le bagne d'Aniane

La colonie pénitentiaire d’Aniane, qui n'existe plus, se trouve dans le département de l’Héraut à 25 km au Nord de Montpellier.

Construite en plein village, ce triste lieu était une ancienne abbaye. Le ministère de la justice après en avoir pris possession, l’a reconsidérée et transformé, dans les années 1840, en prison, qui servirait de bagne pour enfants.

Avec ses 2 murs d’enceintes de 6m de haut, flanqué de taisons de bouteilles et au milieu un passage de ronde, juché de mirador, il était impossible de s’en échapper.

Sa dénomination était ‘’ Colonie pénitentiaire ‘’ et les détenus des colons, comme à Cayenne.

Dés votre arrivé dans ce lieu vous perdiez votre nom et vous étiez plus qu’un matricules.

L’établissement était scindé en 2 cours, l’une pour les 8 à 18 ans, l’autre pour les 18 à 21 ans.

Le tribunal qui avait jugé ces enfants, les confiait à l’administration pénitentiaire jusqu’à leur majorité pour, soi-disant, les rééduquer par l’apprentissage d’un métier. Vaste blague ! Car il existait dans cette prison que 2 ateliers. Un de mécanique, qui consistait à limer un bloc d’acier de 10 centimètres d’épaisseur et l’autre de tailleurs, qui se bornait à rapiécer les tenues de bagnard.

                      Voir photo ci-dessus.

A majorité atteinte, 21 ans, ce n’était pas fini, les gendarmes attendaient ces pauvres bougres  pour les amener faire leur service militaire.

Pour eux ! Que les bataillons d’Afrique, dit : les bal-daf,  à tata-ouin , dans le sud Tunisien.

 

Mon evasion