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La famille Apostolico

Comment mon père est -il arrivé dans cette famille

La famille Apostolico était composée de 4 garçons et 2 filles. Elle se déplaçait beaucoup du sud au nord de l'Italie pour travailler.

Un jour cette famille a vécu un atroce drame, un des 4 garçons fut tuer dans un jeu de fléchettes, pratiqués avec des couteaux. François le benjamin mourut après avoir reçu dans la poitrine un de ces engins.

La famille en deuil ne se remit jamais cette triste journée.

C’est pourquoi, de passage à Salerne, cette famille est allé dans un orphelinat, cherché un enfant qui venait de naitre !

Mon père !

Elle a remplacée le prénom Alphonse par François.

La famille Apostolico était composée de 10 personnes, le père la mère et 6 enfants, dont mon père. Vivait avec eux 2 personnes âgés, un  oncle et une tante que j’ai peu connus.

Le plus âgé des frères était Antoine né en 1890, Annonciade 1891, Rocco, mon père François né 1897, la seconde fille Assomption et Alphonse le plus jeune, né en 1900.

L’ainé, Antoine, est parti d’Italie pour la France. Après son Installation à Paris , il a fait venir ses frères, mon père et Alphonse. Ils ont tous travaillés dans l’automobile ; passionnés pour cette profession.

Alphonse dit : popo, c’est marié à Paris avec une normande, Tante Yvonne. Ils ont eu une fille prénommée Stella.

Ils ont quittés Paris pour venir s’installer à Lyon et créer chacun leur entreprise. Popo dans le transport, mon père dans le bâtiment à Gerland.

Pourquoi  la Sicile !

Sur le bulletin de naissance de mon père on lisait la mention ''père et mère inconnus''.

Innocento est le nom que l'assistance publique Italienne donne à tous ceux qui sont né de parents inconnus, ce qui veut dire en français Innocent.

J'ai su plus-tard, l'histoire de ce père et mère inconnus. Une tragédie très sicilienne.

La mère de mon père, dont ma grand mère, si on peu l’exprimer ainsi, était une jeune sicilienne de 20 ans, qui travaillait comme employées de maison, chez un noble de Palerme, Comtes ou Baron, je ne sais pas, mais ce que je puis dire c’est qu’il était un riche armateur de bateaux à Palerme.

Ce triste personnage, abusait de ses employées

Un jour une des femmes à son service tomba enceinte, c’était la mère de mon père.

Quant elle informa le responsable de cette situation, celui-ci, afin de cacher aux siens la réalité, il la fit accouchée incognito en la débarquant sur le continent Italien.

En Sicile, ces scandales dégénèrent toujours en drames !

Les parents de la mère de mon père, n’ayant plus de nouvelle de leur fille depuis un certain temps, s'inquiétèrent et allèrent demander à son employeur des comptes.

Celui-ci, très embarrassé, invoqua qu’elle était partie de son plein gré et qu’il ne savait rien d’autre de plus.

Cette famille, ne se contentant pas de cette réponse ... ces faits se sont passés dans les années 1896....

la  suite… je ne la connais pas ? et personne non plus ! et on ne le sera jamais ?

Cette jeune fille est peut-être morte en couche ?

Souvent ma tante Annonciade et à plusieurs reprises racontait cette histoire, j'étais trop jeune pour comprendre.

Un jour, dans un repas de famille, j'ai surpris une conversation. Ma tante Annonciade Apostolico, racontait le secret des lieux, jamais les mêmes, où l'inconnu lui remettait une bourse d'or, puis un jour cette manne s'est arrêtée et toute la famille Apostolico ont due quitter l'Italie du sud pour s'expatrier chez des parents à la frontière Suisse.

A l'âge de 20 ans  mon père, après quelques recherches difficiles, a pu trouver quelques informations de la genèse de sa naissance, dont certains faits pouvaient s’avéré exacts, mais l’omerta sicilienne empêchait de poursuivre ces investigations.

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La famille Vessella

Mon père a connu ma mère lors d'une fête organisé par les émigres Italiens de Gerland. Cette jeune et belle Italienne, ma Mère, a été élue ce jour là Reine de l'association des émigrés de Gerland.

 Cette jeune Reine de 16 ans tomba amoureuse de mon père qui avait 33 ans et malgré les 17  ans d'écart qui les séparaient, ils se marièrent. Ce mariage, la famille Vessella ne l'a jamais accepté et mon père a toujours été mis à l'indexe de cette famille et une importante rancune s'installa à vie.

Après quelques temps passé en Suisse, dans les années 1920 toute la famille Apostolico avec l'oncle Suisse et son épouse, on été contraint du quitter, une fois de plus, ce domicile pour venir se fixer définitivement en France dans la colonie italienne de Gerland, où je suis né en 1928.

Mon père a toujours eu une profonde reconnaissance auprès de sa famille Apostolico. Il a gardé dans notre foyer et jusqu'à leurs morts, ses parents adoptifs et même l'oncle et la tante suisse.  A cette époque j’avais 5 ans et je me souviens que mon père avait construit une petite maison et que nous vivions à 7 dedans. Ma mère, mon père, ma grand-mère, son mari, l’oncle et la tante suisse et moi-même.

Grand-mère Apostolico, était d'origine Calabraise, elle avait un visage très typé dans le milieu italien on l’appelait  la (Mama naira) ce qui signifie en italien la maman noire. J'ai une image assai flou de cette Grand Mère mais je me rappelle l'avoir vue sur une charrette, tiré par un âne qui l'emmenait vendre sur les marchés.

Ma tante Yvonne, l’épouse d’Alphonse, qui était une français de Normandie, m'a toujours racontée qu’aux funérailles de grand-mère Marie-Jeanne, toute la colonie italienne suivait l’enterrement  avec l’orchestre italienne en tête de cortège.

Origine de la famille Vessella

La famille Vessella, étaient des italiens du sud, petits propriétaires aisées.

Les ancêtres Vessella, au début du siècle 1800, sont partis faire de L’élevage en Argentine. N’ayant pas réussis dans ce pays, ils sont revenus en Italie se réinstaller dans leurs profession.

Dans les années 1900, le dernier des fils, Vicente, mon grand père, que je n'ai jamais connu,  tomba veuf avec 10 enfants, il s'est remarié à 60 ans et a eu 2 filles, dont ma mère la plus jeune.

L’ainé de la famille, Bernard, a quitté l'Italie avec son épouse et s'est installé en France à Gerland, dans une zone en friche où ces exilés italien, que les français ne voulaient pas accepter, avaient construits des cabanes en planches recouverts de toiles goudronnées, vendu par une fabrique de goudron environnante.

« Une fabrique de goudron, où travaillait les émigrés, dont l'usine polluait tout le secteur».

Dans cette communauté, au début il y avait que des italiens, par la suite sont venus, des espagnoles et d’autres petites ethnies. Tout ce petit monde survivait en bonne harmonie avec des guitares, des chansons et des danses. Malgré les petits moyens qu’ils disposaient, ils animaient ce petit coin du 7ème arrondissement.

Les français appelaient cet endroit "Le village nègre" et ils s'y aventuraient très peu. par contre la police. elle, faisait  une surveillance contente en propageant, aux alentours, des propos pas très académique à notre égare.

A la mort de ma mère en 1935, Bernard, l'ainé des Vessella, m’a pris chez lui, avec ses 3 enfants pendant quelques temps. Il m’a vite rendu à mon père, prétextant que j’avais volé, dans un jardin voisin, quelques fraises. C’est donc mon oncle Popo’’ et la tante Yvonne qui m’ont recueilli chez eux. J'ai été très heureux avec eux, jusqu'à un jour ...... 

La suite est une longue histoire que je raconterai dans un livre " destin d'enfants pas gâtés"

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Photos ci-dessous des Familles de l'époque

                          Assis :                                                                       Militaires à la guerre 1918

                     Antoine l'ainé,                                                           famille Italienne allié de la France

                  de gauche à droite,                                                          Antoine et François mon père

     François mon père Rocco et Alphonse dit: Popo

Assis : Antoine Debout mon père                                       Debout : Mon père, Popo, assis Rocco

Les frères Apostolico à Paris 1922

 

Les Emigrés Italiens de Roccaseca à Gerland 1928

Les émigrés Siciliens de Gerland 1919